Fondée en 181 av. J.-C. comme colonie romaine sur les rives du Natiso, à quelques milles à l'intérieur des terres depuis la tête de l'Adriatique, Aquilée est devenue l'une des plus grandes cités de l'Empire romain et un port militaire et commercial de premier plan. Après l'édit de Milan promulgué par Constantin, elle s'est imposée comme l'un des premiers et plus importants centres de la chrétienté latine, accueillant en 381 apr. J.-C. un concile réunissant des évêques venus de tout l'Empire d'Occident. Sa richesse et sa position sur les routes menant au nord, vers l'Europe centrale, en ont fait, à son apogée, l'une des principales forteresses de la frontière septentrionale de l'Empire.
La basilique qui se dresse aujourd'hui est en grande partie une reconstruction romane du XIe siècle, consacrée en 1031, mais son sol est bien plus ancien : un pavement de mosaïque posé au début du IVe siècle pour la première basilique édifiée ici après la légalisation du christianisme par Constantin. Redécouvert sous des revêtements ultérieurs au début du XXe siècle, il recouvre désormais la nef dans toute son étendue. Sous l'église, la crypte à fresques et la crypte archéologique dévoilent d'autres strates de l'histoire du site, tandis que le complexe s'étend à un campanile roman, un baptistère et une salle méridionale, une résidence épiscopale, ainsi que la Domus di Tito Macro fouillée séparément, l'une des plus vastes maisons de ville romaines mises au jour en Italie du Nord. En 1998, l'UNESCO a inscrit la Zone archéologique et la Basilique patriarcale d'Aquilée au patrimoine mondial.
Un billet unique, lancé en 2026, couvre désormais la Basilique, le Complesso Basilicale (cryptes, baptistère et Südhalle), le complexe épiscopal et la Domus di Tito Macro — quatre facettes d'une même cité romaine et paléochrétienne, à découvrir en une seule visite. Nous réservons pour vous votre entrée datée, qui vous attend sur votre téléphone à votre arrivée : plus de file d'attente au guichet ni d'incertitude sur ce que couvre chaque billet.